Haïti

HumaniTerra est intervenue en Haïti au lendemain du séisme du 12 janvier 2010 : 4 mois de missions de soins d’urgence et reconstruction de l’École Nationale des Infirmières de Port-au-Prince.

La République d’Haïti a été dévastée le 12 janvier 2010 par un séisme d’ampleur exceptionnelle. Face à cette catastrophe, HumaniTerra est intervenue au lendemain du séisme en envoyant des missions d’urgence en chirurgie dans le cadre du programme « Pont Humanitaire pour Haïti » mis en place par la Région PACA. À elle-seule HumaniTerra a envoyé 17 équipes médicales de janvier à avril, a permis 1500 consultations et soins et 450 interventions chirurgicales, et a apporté 1 tonne de matériel.

Partenaires : Région Provence Alpes Cote d’Azur, Lions Club

La reconstruction de l'Ecole Nationale des Infirmières de Port-au-Prince (ENIP)

Le Ministère de la Santé Publique et de la Population de Haïti a confié à HumaniTerra la reconstruction de l’Ecole Nationale des Infirmières de Port-au-Prince qui s’était complètement effondrée lors du séisme, provoquant la mort d’une grande partie des élèves infirmières et des enseignants, et la formation des infirmières de bloc opératoire et infirmières en anesthésie-réanimation.

HumaniTerra a livré la nouvelle École Nationale des Infirmières de Port-au-Prince (ENIP) au Ministère de la Santé Publique et de la Population le 24 janvier 2012 : un centre d’enseignement de plus de 1000 m2, en préfabriqué, modulable et repositionnable, antisismique et anticyclonique (à base de containers autoporteurs réhabilités), pouvant accueillir jusqu’à 300 élèves. Le nouveau bâtiment a ouvert ses portes en février, et les élèves jusqu’alors accueillis sous des tentes de fortune, ont pu enfin intégrer des nouvelles salles climatisées.

Partenaires : Centre de Crise du Ministère des Affaires étrangères et européennes, Fondation de France, Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Fondation des Lions Club International, Stérience

La formation en soins infirmiers de spécialité : Bien avant le séisme, la population infirmière était déjà caractérisée par un sévère déficit de paramédicaux spécialisés en anesthésie et en bloc opératoire, ce qui a pour conséquence d’entraver l’activité des chirurgiens. Au sein de l’hôpital universitaire de Port-au-Prince, HumaniTerra forme et renforce les compétences d’IBODE (infirmiers de bloc opératoires) et assure la formation de deux cadres infirmiers formateurs en spécialités qui prendront le relai du programme.

Projet d'amélioration de la qualité des soins offerts aux femmes enceintes et aux victimes de violence sexuelle dans la commune de Cap-Haïtien (2012-2014)

La République d’Haïti est confrontée à une forte mortalité maternelle et néonatale et à la faiblesse du statut des femmes. Plus spécifiquement, l’île doit faire face à des problèmes d’insuffisance de la qualité des soins offerts aux femmes enceintes et victimes de violence sexuelle. Le taux de mortalité maternelle et néonatale y est le plus élevé des Amériques, et Haïti ne compte que 174 sages-femmes pour 10 millions d’habitants (soit 1 sage-femme pour 60 000 habitants contre 1 pour 3500 habitants en France), alors que chaque année seulement une vingtaine de sages-femmes sortent diplômées.

C’est dans ce contexte que HumaniTerra s’est engagée auprès de l’Hôpital Universitaire Justinien de la commune de Cap Haïtien, à améliorer la qualité des soins dans la commune de Cap Haïtien et à sensibiliser sa population à ces problématiques.

Un projet a été conçu ayant pour objectifs de contribuer à la réduction de la mortalité maternelle et néonatale, d’améliorer la qualité des soins offerts aux femmes enceintes ainsi qu’aux femmes victimes de violences sexuelles, et de participer au renforcement du statut des femmes.

Le projet se déroulera au Cap Haïtien et consistera en une mise en réseau des différents acteurs impliqués (hôpitaux, cliniques, associations, etc.), en un renforcement des capacités sanitaires de proximité, et en une mise en place de campagnes communautaires. HumaniTerra agira sur le terrain en partenariat avec deux organisations locales : les Centres pour le Développement et la Santé (CDS) et l’Association des Femmes du Soleil d’Haïti (AFASDA).

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